2020, un nouvel élan

Nouvel élan 2020

Ce jeu de mots n’en est pas tout-à-fait un. Si le nouvel an va de pair avec des vœux, cette année, première d’une nouvelle décennie, marque un passage pour chacun de nous. Si bien sûr nous lui donnons un sens. L’image choisie (d’Hiroshige) pour la représenter vaut d’abord par ses couleurs : rouge comme chaleur et passion, vert comme espérance et renouveau, jaune comme lumière et action. Cette image symbolise aussi, par le foisonnement des fleurs en contrechamp, la créativité et la diversité, par la force de l’arbre au premier plan, la qualité et la méthode et, par la luxuriance du sol herbeux, la fertilité des idées partagées.

Oui, cette année 2020 peut être l’expression de tous ces symboles dans un monde où les antagonismes stériles peuvent brider l’action, où les résistances dures ou molles peuvent entraîner une lassitude ou/et une fuite éperdue dans l’activisme. Une fois de plus, face à ces risques de découragement, nous opposons la force des projets construits ensemble, la puissance des compétences partagées, le « tempo giusto » de l’écoute et de l’attention pour avancer. 2020 sera une année de transition pour la formation professionnelle, chaque acteur a son rôle à jouer, la barre monte d’un cran pour atteindre la boucle ultime du phi d’ephi : le transfert. C’est le sens de la spirale « hologrammique » du phi *, dixit Daniel Brutinot, qui fait que le formé se surprend par l’action réussie et échappe au formateur dans son élan vers la compétence acquise. Des moments forts qui alimentent notre motivation pour nous renouveler et vivre un moment de passage important dans la vie d’ephi-formation. Histoire qui a commencé par le dessin d’un phi, sur une feuille de papier il y a plus de vingt ans, pour s’incarner dans des actions de formation, de conseil et d’accompagnement ainsi que dans des projets et des outils innovants.

L’histoire continue et se transforme maintenant avec Bertrand et ce n’est qu’un début. Alors, 2020, un nouvel élan ? Pour nous, assurément ! Sylvie Sassi

* L’hologramme n’est pas qu’un procédé médiatique permettant l’ubiquité temporaire, ce qui est une version minima et disons-le caricaturale. Pour Daniel et moi, cela renvoie au Phi de l’apprentissage : tout moment de l’apprentissage porte la totalité de la compétence à venir, de même que la compétence acquise, renvoyant à des actions réussies, porte toutes les étapes et expériences qui ont permis de l’acquérir. Le Phi n’est pas statique, il ne cesse de se regénérer et de se réinventer, c’est le phi du projet épousant la dynamique du phi qui se dessine de la racine à la pointe de la boucle : Porteur/ Acteur/ Créateur.