ephi-formation, des idées, un chemin

Il arrive que des idées arrivent à leur terme, non pas parce qu’elles ont obsolètes, mais juste parce qu’il faut maintenir un tel degré d’exigence qu’elles ne peuvent reposer sur une seule personne. L’énergie déployée à défendre des systèmes qui mettent en avant non les individus, mais les personnes dans leur chemin de vie professionnel et qui portent l’éclosion des organisations intelligentes au sens où elles valorisent la compétence singulière, l’autonomie et la créativité individuelle et collective est une flamme à combustion rapide qu’il ne faut cesser de rallumer. La crédibilité d’ephi-formation, ce sont toutes les actions qui ont fonctionné, en faisant juste en sorte que les acteurs des entreprises puissent eux-mêmes être les artisans de leur développement. Sans complaisance, et même avec une certaine insolence, celle de l’action réussie… potentielle. Je témoigne que ça a marché parce que ces systèmes de formation ou d’accompagnement sont fondés sur un contrat clair. Dans ce monde où on met souvent le doute à la mauvaise place (le doute constructif est celui qu’on applique d’abord à soi-même), seule la co-construction entre partenaires dans l’action peut marcher. ephi-formation va fermer ses portes dans quelques mois sans que cela exprime le moindre renoncement à tout ce qui animait nos actions. Simplement…

Todo pasa y todo queda,
Pero lo nuestro es pasar,
Pasar haciendo caminos,
Caminos sobre el mar.
Caminante, son tus huellas
El camino y nada más;
Caminante, no hay camino, 
Se hace camino al andar.
Al andar se hace camino
Y al volver la vista atrás
Se ve la senda que nunca
Se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
Sino estelas en la mar…
Traduction : Tout passe et tout reste/ Mais notre destin est de passer/ Passer en faisant des chemins/ Des chemins sur la mer/ Voyageur, ce sont tes empreintes/ Le chemin, et rien de plus/ Voyageur, il n’y a pas de chemin/ On fait le chemin en marchant/ Et lorsque l’on regarde derrière/ On voit le sentier que plus jamais/ On ne foulera de nouveau/ Voyageur, il n’y a pas de chemin,/ Seulement, un sillage dans la mer… Antonio Machado.

A bientôt pour d’autres éditos…(la photo de l’édito a été prise dans les jardins de l’hôtel Castelbrac à Dinard)